C'est au café Reval de la rue Muuravahe que je retrouve quelques sensations connues. La langue a gardé sa touffeur, les années s'y enfouissent, comme si elles n'avaient été qu'une conversation en sourdine, cryptée. Des entrelacs de projets, d'actions, le durcissement de l'économie, n'atteignent pas ce plan souterrain ou la langue ruisselle en égalisant le temps, protégeant la survie d'un peuple en deçà des vociférations et des cris de guerre. Chevaliers teutoniques et soldats soviétiques, hordes suédoises, ne traversèrent pas la résistance chantonnante de la langue du peuple estonien.
Quelques images du couvent des brigittines de Pirita :
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