samedi 11 décembre 2010

Noël approche


C'est déjà Noël dans la classe de Suzanne, soirée de chants et de cadeaux. J'ai pris quelques photos et une vidéo.

lundi 22 novembre 2010

Saaremaa



Nous avons fait ce matin notre première véritable expédition sur l'île de Saaremaa. La saison n'est pas la plus indiquée pour ce genre de séjour (250 km, un ferry à prendre) mais cela ne nous a pas découragés. Ni le vent glacial, la pluie persistante, et la nuit qui désormais tombe très tôt. Passionnante découverte du château de Kuressaare, rempli de mystérieux objets, du paléolitique à l'époque soviétique. Escale aussi sur le "Panga Pank", site exceptionnel bordé de falaises.

dimanche 14 novembre 2010

L'indépendance de l'Angola à Tallinn

Le 11 novembre, pour l'Angola, c'est l'indépendance. Fêter cet évènement dans le nord de l'Europe peut surprendre, mais la francophonie, c'est aussi rencontrer des communautés africaines, anciens réfugiés du Congo par exemple, arrivés il y a une dizaine d'années. Une réunion chaleureuse et conviviale, où l'on rencontre également de grandes familles afro-estoniennes, désormais bien implantées à Tallinn. Hier, nous avons donc eu le plaisir de nous joindre à ce petit cercle autour d'un déjeuner très sympathique et animé.

jeudi 11 novembre 2010

Cours des petits francophones

J'ai eu jusqu'ici peu l'occasion de parler des cours des "petits francophones de Tallinn", qui s'adressent aux enfants français et estoniens désireux de suivre des cours qui correspondent aux programmes français.
J'ai mis le programme des cours sur le site des petits francophones, et j'en donne la progression : http://lespetitsfrancophones.ee/2010/11/11/cours-des-petits%C2%A0francophones/

lundi 25 octobre 2010

L'Estonie sur RFI


Une émission consacrée à la francophonie en Estonie, à écouter sur RFI. On y parle même de l'ouverture d'une section internationale et du recrutement d'un nouveau professeur français :http://www.rfi.fr/emission/20101025-oif-s-agrandit

samedi 16 octobre 2010

Entre enfants étrangers


Ma fille aujourd'hui a été invitée par une amie de classe. Ida est française en Estonie, son amie, Anna, Estonienne, sera l'année prochaine à Paris. La première anticipe une situation que vivra bientôt la deuxième.
Quel langage ont-elles employé ? Ida ne parle pas encore Estonien, elles ont joué tout l'après midi, communiquant par mimiques ou par gestes. Situations que j'ai déjà observées dans le hall du collège anglais, assez amusantes en réalité. J'ignore si se produira le "miracle " de l'immersion : plusieurs personnes me l'ont dit, au bout de quelques mois, tout à coup, l'enfant étranger comprend ce que les autres disent. En tout cas les enfants ne l'ont pas attendu pour se comprendre.

mardi 12 octobre 2010

e-enseignement

Aujourd'hui premier cours sans photocopie, tout à partir de documents numérisés. J'ai réussi !
Le collège anglais a mis au point un véritable ENT, qui je dois l'avouer m'a au début mis en rage, trois sites web, trois codes de connexion. Peu d'explications au départ. Néanmoins il est possible de tout faire transiter sur le web, les cours bien sûr mais aussi les devoirs écrits, les corrigés, les relevés d'absence. C'est contraignant mais cela aussi permet de se rebrancher sur les élèves, habitués depuis longtemps à ce genre de fonctionnement.
Enseigner dans la bulle numérique en quelque sorte !

mardi 5 octobre 2010

Opetajad paev - le jour des professeurs

Etonnante découverte ce matin, les professeurs sont chassés de leurs classes par leurs plus grands élèves, qui ont pris leurs places. Ces nouveaux enseignants d'un jour ne sont pas totalement fous, il ont reçu quelques conseils des titulaires pour remplir au mieux leur tâche. Néanmoins quelques placards sur les portes stigmatisent (gentiment) le système scolaire. Une tradition estonienne, renversante certes, mais qui doit avoir des vertus pédagogiques. Comme après les Saturnales, le lendemain tout sera rentré dans l'ordre.

samedi 2 octobre 2010

La rencontre des professeurs de français au CCF



Samedi 2 Octobre a eu lieu la rencontre des professeur de français au centre culturel français. Cette réunion conviviale a permis également de faire le point sur l'enseignement secondaire du français en Estonie. Mme Piret Kanne, inspectrice de français, a présenté les résultats des examens en Estonie. Après mon intervention sur la filière francophone au collège anglais, Mme Claude Anttila, présidente de l'association des médaillés de l'ordre des Palmes académiques, a présenté de manière particulièrement attractive le très réputé système éducatif finlandais. La matinée s'est terminée par une réception durant laquelle Frédéric Billet, ambassadeur de France en Estonie, a remercié les enseignants de leur engagement pour le français. "La France en Estonie, c'est vous !"; a-t-il lancé.
A voir, le blog de Claude Anttila : http://topkeskusclaude.wordpress.com/

samedi 25 septembre 2010

L'IB, une chance pour l'enseignement du français en Estonie ?

L'international Baccalaureat (IB) est actuellement proposé au collège anglais : sur deux sections de fin de parcours scolaire (11e et 12e classes), l'une prépare l'IB, et suit donc l'ensemble des enseignements généraux en anglais, c'est à dire l'une des trois langues possibles, avec l'espagnol et le français. Le candidat qui présente l'IB devra rédiger l'ensemble des épreuves dans une de ces langues, à l'exception des épreuves spécifiques de langue (une deuxième langue et une troisième langue optionnelle). L'anglais est très bien enseigné en Estonie, et le niveau est excellent. Un candidat pourrait-il se risquer à choisir le français en première langue ? Pourquoi pas. Présenter l 'IB avec le français, et avoir en plus une pratique courante de l'anglais, peut s'avérer très convaincant, par exemple pour travailler dans un organisme européen. D'autre part, le français première langue connaît une distinction entre langue maternelle et langue apprise, laquelle est prise en compte par les examinateurs.
Si quelques élèves du collège anglais faisaient ce choix audacieux, cela donnerait beaucoup de crédit à la filière francophone du collège anglais, et des élèves francophones, scolarisés ailleurs, pourraient choisir de s'y inscrire.
Un challenge... pardon, un défi à relever.

vendredi 17 septembre 2010

Ecole d'élite ?


De manière générale, le comportement et la motivation des élèves au collège anglais est vraiment un encouragement pour un enseignant venu de France. Le système éducatif n'est ni rigide ni passéiste, même s'il semble très attaché aux traditions, mais le rythme scolaire, le déroulement des cours est très efficace. Les rotations de 45 mn suivies d'une pause de 10 mn permettent vraiment aux élèves d'apprendre sans impression de surcharge ni de saturation. Dans ces conditions, on se passe facilement de la récréation (aussi bien au primaire qu'au Lycée) : les élèves ont des temps de détente plus nombreux, qui ne créent pas de véritable rupture dans la journée (pas plus que le repas de midi, expédié en 40 mn - et très frugal). On ne s'étonnera pas alors de les voir pendant les pauses assis dans les couloirs, des écouteurs sur les oreilles, où passant des appels avec leur téléphone portable. Lorsque le cours commence tout le monde est là. Des collègues m'ont également dit qu'on observait pas non plus de dégradation en fin d'année, ni de démobilisation des élèves, l'ambiance reste studieuse.

jeudi 16 septembre 2010

Rencontre avec Tönis Lukas, ministre de l'éducation estonien


Aujourd'hui, une petite délégation française, menée par l'ambassadeur M. Billet, a été reçue par le ministre de l'éducation, Tönis Luckas. Mon épouse Gaëla et moi-même avons eu l'honneur d'en faire partie. Entrevue marquée par l'austère politesse estonienne, mais qui a débouché sur des engagements importants, comme le renforcement de la filière française au collège anglais de Tallinn, et ce dès l'école primaire. Le ministre, parfaitement francophone, a convenu de l'importance du français, et du rôle indispensable qu'il peut jouer en complémentarité avec l'anglais.

Dès ma prise de fonctions au collège anglais, j'ai été impressionné par l'intérêt et la motivation des élèves pour le français au baccalauréat international. En 10e année un élève sur deux choisit le français en seconde ou troisième langue. C'est encourageant.

"Le petit détail qui tue"

Expression rencontrée dans un texte sur la mode, destiné à des élèves de 10e classe (seconde), et qu'il a fallu expliquer. Ce "petit détail qui tue", consacre le style. Intraduisible... toute la langue française, son audace et sa subtilité, est dans cette expression. Pour expliquer, le professeur s'en est bien tiré, je trouve.

jeudi 9 septembre 2010

Le collège anglais




Le collège anglais de Tallinn est un prestigieux établissement de la ville. La cérémonie traditionnelle de rentrée est un moment important de l'année, Suzanne y fut très à l'honneur, en sa qualité de nouvelle élève du niveau 1, elle eut droit à la poignée de main du directeur, M. Kruusimagi, et à la remise du chapeau de l'écolier.

En famille







Arrivé le dimanche, mon premier interlocuteur estonien fut Anne, la gardienne de la maison rue Toom-Ruutli, sur la colline de Toompea qui selon la légende recouvre la tombe du géant Kalev,où se trouve notre appartement. Le lendemain a été véritablement celui de l'accueil, chalheureux, par Lydie Billet, nouvelle attachée de coopération pour le français et épouse de l'ambassadeur de France en Estonie, très vite les liens se nouent avec la communauté française, et le sentiment d'être attendu est très réconfortant, même s'il comporte pour moi une grande exigence. Les jours qui suivirent passèrent à un rythme trépidant, marquées par les nombreuses descentes et montées de la colline de Toompea.
Les enfants se trouvèrent vite à l'aise dans les rues de Toompea, ou bien au Musée de plein air, rendez vous des promeneurs.

Parcours retrospectif




Je laisserai parler les photos, rares, à commencer par celles prises du ferry de la compagnie Tallink, entre Rostock et Helsinki, 28 heures de voyage, en compagnie principalement de russes et de finlandais. L'arrivée à Helsinki, bordée d'îles est magnifiques, mais mon passage en Finlande, escale obligée, où je me suis perdu, m'a laissé une impression peu agréable, tunnels et immenses allées désertes, signalisation incompréhensible. L'arrivée à Tallinn est réconfortante, on est tout de suite séduit par l'aspect harmonieux, profondément enraciné dans l'histoire, de cette ville.

Commencer

Il était temps de commencer ce Blog, et je commencerai par essayer de rassembler, de choisir quelques moments fort de mon arrivée en Estonie le 22 août, bientôt rejoint par ma famille, le 25. Et ce premiers moments furent mouvementés, puisque comme dans tout changement professionnel, toute installation, il faut assimiler beaucoup d'informations en peu de temps, se répérer. On s'étonne de retrouver des ressources de débrouillardise, une capacité d'aller vers les autres, demander son chemin, des renseignements, faire des démarches administratives, que l'on ne soupçonne pas.