samedi 25 septembre 2010

L'IB, une chance pour l'enseignement du français en Estonie ?

L'international Baccalaureat (IB) est actuellement proposé au collège anglais : sur deux sections de fin de parcours scolaire (11e et 12e classes), l'une prépare l'IB, et suit donc l'ensemble des enseignements généraux en anglais, c'est à dire l'une des trois langues possibles, avec l'espagnol et le français. Le candidat qui présente l'IB devra rédiger l'ensemble des épreuves dans une de ces langues, à l'exception des épreuves spécifiques de langue (une deuxième langue et une troisième langue optionnelle). L'anglais est très bien enseigné en Estonie, et le niveau est excellent. Un candidat pourrait-il se risquer à choisir le français en première langue ? Pourquoi pas. Présenter l 'IB avec le français, et avoir en plus une pratique courante de l'anglais, peut s'avérer très convaincant, par exemple pour travailler dans un organisme européen. D'autre part, le français première langue connaît une distinction entre langue maternelle et langue apprise, laquelle est prise en compte par les examinateurs.
Si quelques élèves du collège anglais faisaient ce choix audacieux, cela donnerait beaucoup de crédit à la filière francophone du collège anglais, et des élèves francophones, scolarisés ailleurs, pourraient choisir de s'y inscrire.
Un challenge... pardon, un défi à relever.

vendredi 17 septembre 2010

Ecole d'élite ?


De manière générale, le comportement et la motivation des élèves au collège anglais est vraiment un encouragement pour un enseignant venu de France. Le système éducatif n'est ni rigide ni passéiste, même s'il semble très attaché aux traditions, mais le rythme scolaire, le déroulement des cours est très efficace. Les rotations de 45 mn suivies d'une pause de 10 mn permettent vraiment aux élèves d'apprendre sans impression de surcharge ni de saturation. Dans ces conditions, on se passe facilement de la récréation (aussi bien au primaire qu'au Lycée) : les élèves ont des temps de détente plus nombreux, qui ne créent pas de véritable rupture dans la journée (pas plus que le repas de midi, expédié en 40 mn - et très frugal). On ne s'étonnera pas alors de les voir pendant les pauses assis dans les couloirs, des écouteurs sur les oreilles, où passant des appels avec leur téléphone portable. Lorsque le cours commence tout le monde est là. Des collègues m'ont également dit qu'on observait pas non plus de dégradation en fin d'année, ni de démobilisation des élèves, l'ambiance reste studieuse.

jeudi 16 septembre 2010

Rencontre avec Tönis Lukas, ministre de l'éducation estonien


Aujourd'hui, une petite délégation française, menée par l'ambassadeur M. Billet, a été reçue par le ministre de l'éducation, Tönis Luckas. Mon épouse Gaëla et moi-même avons eu l'honneur d'en faire partie. Entrevue marquée par l'austère politesse estonienne, mais qui a débouché sur des engagements importants, comme le renforcement de la filière française au collège anglais de Tallinn, et ce dès l'école primaire. Le ministre, parfaitement francophone, a convenu de l'importance du français, et du rôle indispensable qu'il peut jouer en complémentarité avec l'anglais.

Dès ma prise de fonctions au collège anglais, j'ai été impressionné par l'intérêt et la motivation des élèves pour le français au baccalauréat international. En 10e année un élève sur deux choisit le français en seconde ou troisième langue. C'est encourageant.

"Le petit détail qui tue"

Expression rencontrée dans un texte sur la mode, destiné à des élèves de 10e classe (seconde), et qu'il a fallu expliquer. Ce "petit détail qui tue", consacre le style. Intraduisible... toute la langue française, son audace et sa subtilité, est dans cette expression. Pour expliquer, le professeur s'en est bien tiré, je trouve.

jeudi 9 septembre 2010

Le collège anglais




Le collège anglais de Tallinn est un prestigieux établissement de la ville. La cérémonie traditionnelle de rentrée est un moment important de l'année, Suzanne y fut très à l'honneur, en sa qualité de nouvelle élève du niveau 1, elle eut droit à la poignée de main du directeur, M. Kruusimagi, et à la remise du chapeau de l'écolier.

En famille







Arrivé le dimanche, mon premier interlocuteur estonien fut Anne, la gardienne de la maison rue Toom-Ruutli, sur la colline de Toompea qui selon la légende recouvre la tombe du géant Kalev,où se trouve notre appartement. Le lendemain a été véritablement celui de l'accueil, chalheureux, par Lydie Billet, nouvelle attachée de coopération pour le français et épouse de l'ambassadeur de France en Estonie, très vite les liens se nouent avec la communauté française, et le sentiment d'être attendu est très réconfortant, même s'il comporte pour moi une grande exigence. Les jours qui suivirent passèrent à un rythme trépidant, marquées par les nombreuses descentes et montées de la colline de Toompea.
Les enfants se trouvèrent vite à l'aise dans les rues de Toompea, ou bien au Musée de plein air, rendez vous des promeneurs.

Parcours retrospectif




Je laisserai parler les photos, rares, à commencer par celles prises du ferry de la compagnie Tallink, entre Rostock et Helsinki, 28 heures de voyage, en compagnie principalement de russes et de finlandais. L'arrivée à Helsinki, bordée d'îles est magnifiques, mais mon passage en Finlande, escale obligée, où je me suis perdu, m'a laissé une impression peu agréable, tunnels et immenses allées désertes, signalisation incompréhensible. L'arrivée à Tallinn est réconfortante, on est tout de suite séduit par l'aspect harmonieux, profondément enraciné dans l'histoire, de cette ville.

Commencer

Il était temps de commencer ce Blog, et je commencerai par essayer de rassembler, de choisir quelques moments fort de mon arrivée en Estonie le 22 août, bientôt rejoint par ma famille, le 25. Et ce premiers moments furent mouvementés, puisque comme dans tout changement professionnel, toute installation, il faut assimiler beaucoup d'informations en peu de temps, se répérer. On s'étonne de retrouver des ressources de débrouillardise, une capacité d'aller vers les autres, demander son chemin, des renseignements, faire des démarches administratives, que l'on ne soupçonne pas.